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Titre : See You Soon
Base : Les Vacances de l’Amour ^^
Auteur : Sayana
Genre : RRS
Situation : Cette histoire se rattache à la saison 4 de LVDLA, mais elle ne correspond pas à un déroulement chronologique précis.
Note de l’auteur : Voici le premier chapitre d’une fic RRS, « See You Soon », les autres chapitres seront écrits par différents auteurs (vous ?).
Disclaimer : Les personnages de LVDLA appartiennent à JLA and Co.

 

See You Soon

 

De la goujaterie des hommes …

 

- Les hommes sont des goujats !!! hurla Laly en claquant avec fureur la porte de l'agence derrière elle. Johanna sursauta de surprise et en lâcha son gobelet de café qui vint inonder le clavier de l'ordinateur.
- Laly !! protesta t-elle en se relevant d'un bond, soulevant le clavier et l'égouttant pour tenter de limiter les dégâts.
Mais l'interpellée ne parut même pas l'entendre, trop occupée à répéter sans cesse : "Des goujats ... Oui, il n'y a pas d'autre mot, des goujats ... Me faire ça à moi ... Goujat ! ..." tout en arpentant la pièce de long en large avec de grands gestes de colère.
Un peu inquiète malgré son énervement, Johanna posa le mouchoir avec lequel elle essuyait les touches imbibées de liquide et s'approcha de son amie, posant une main sur son épaule.
- Laly !?
- Quoi ??? riposta celle-ci en se dégageant brusquement.
Habituée au caractère particulier de la Brésilienne, Johanna poussa un profond soupir et reprit patiemment :
- Si tu m'expliquais pourquoi tu es tellement furieuse, je pourrais peut-être t'aider ...
- Les hommes sont des goujats ! repartit Laly avec toujours autant d'emportement, recommençant à gesticuler dans tous les sens.
- Oui, ça, je l'ai compris, tu le répètes depuis que tu es rentrée, répliqua Johanna, mi-amusée mi-irritée. Ce que j'aimerais savoir, c'est pourquoi tu dis ça ...
- Pourquoi ? Tu oses me demander pourquoi ?
Devant l'air plus qu'impatient de sa collègue, Laly jugea préférable de fournir elle-même une réponse à sa question.
- Tu te souviens où je suis partie ce matin ?
- Euh, oui, faire visiter une maison à l'un de nos clients. Mais je ne vois pas ce que ...
- Eh bien, ce type est un goujat, un immonde goujat, un goujat de la pire espèce, un ...
- Laly ! l'arrêta immédiatement Johanna en levant les yeux au ciel d'exaspération. Tu ne vas pas recommencer !?
- C'est toi qui me demande des explications, non ? Alors je te les donne, répliqua sèchement la jeune femme.
Réfrénant un geste d'agacement, l'Américaine reprit le plus calmement possible :
- Laly, j'ai du travail et aucune envie d'y passer la journée. Sans compter que je dois réparer tes bêtises, ajouta t-elle en désignant le clavier maculé de café en train de sécher.
- Ce n'est pas de ma faute si tu es maladroite, rétorqua Laly avec toute la mauvaise foi dont elle était capable.
- Shit ! siffla Johanna entre ses dents, mais d'une façon suffisamment menaçante et convaincante pour calmer Laly qui savait par expérience qu'il valait mieux ne pas pousser à bout l'impulsive Texane.
- Oui, bon, je suis désolée, ça te va comme ça ? Je peux continuer mon histoire, maintenant ?
Devant l'approbation muette de son amie, Laly s'installa confortablement sur un siège, imitée peu après par Johanna qui savait à quel point les histoires de Laly pouvaient être longues et compliquées.
- Eh bien, figure toi que quand je suis arrivée devant la maison à visiter, le gars était déjà là à m'attendre. Il m'a littéralement déshabillée du regard quand je suis descendue de la voiture ...
- En même temps, je le comprends un peu, l'interrompit Johanna en jetant un coup d’œil dubitatif à la petite robe plutôt suggestive que portait la blonde.
- Il fait chaud, et c'est la seule robe que je supporte par un temps pareil, se justifia Laly du bout des lèvres.
- Si tu le dis ... Mais on ne peut pas dire que ça soit une tenue très appropriée pour aller travailler, surtout dans ces circonstances ...
- Ben quoi !? Elle est bien, cette robe ! protesta la fautive en se levant pour bien mettre en valeur la correction supposée de son vêtement. Mais ce faisant, elle dévoila une partie habituellement cachée de son anatomie, et sous les rires étouffés de Johanna, elle se rassit aussitôt, mortifiée, tirant vainement sur le tissus pour retrouver un peu de sa dignité perdue.
- De toute façon, ce n'est pas le sujet de l'histoire, répliqua t-elle en lançant un regard noir à sa collègue qui pouffait toujours. Je disais donc que nous avons commencé la visite, et le gars semblait très intéressé par tout ce que je lui présentais. Mais j'avais comme l'impression que c'était moi qu'il regardait plutôt que les différentes pièces, si tu vois ce que je veux dire.
Johanna hocha la tête en signe d’assentiment, devinant plus ou moins où Laly voulait en venir et redoutant le pire.
- Au moment d'entrer dans la chambre à coucher, il a refermé la porte derrière nous et il s'est avancé vers moi avec un sourire idiot. Je lui ai demandé ce qu'il était en train de faire, et tu ne sais pas ce qu'il a répondu !?!? "Je fais exactement ce que tu attends de moi". Et là, il m'a carrément sauté dessus pour me pousser sur le lit. Tu imagines bien que je ne me suis pas laissé faire, ricana Laly devant l'air inquiet de Johanna. Je lui ai donné un bon coup de genou à l'endroit où ça fait le plus mal. J'ai frappé tellement fort qu'à l'heure actuelle, il doit encore être en train de se tordre de douleur sur le parquet, conclut la Brésilienne d'un ton sadiquement triomphant.
Rassurée sur le dénouement heureux de cette mésaventure, Johanna poussa un soupir de soulagement mais elle étouffa aussitôt un nouveau gloussement en se représentant la scène. Laly se méprit sur son rire et lui lança un regard choqué.
- Ah, parce qu'en plus, ça te fait rire !?
- Oui ... Enfin, non, je ne rigole pas de toi, mais plutôt en imaginant la tête du gars. Le pauvre, tu y es allée un peu fort, quand même ...
- J'ai failli me faire violer, et toi, tout ce que tu trouves à faire, c'est de prendre la défense de mon agresseur !?
- Je n'ai pas dit ça ! se défendit Johanna. Je suis bien sûr soulagée que ça se soit bien terminé pour toi. Mais je pensais aussi à ce pauvre type qui n'a rien dû comprendre à ce qui lui arrivait.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? l'interrogea Laly en fronçant les sourcils.
- Je ne sais pas trop comment t'expliquer ça, mais ... Tu l'as un peu cherché, tu ne crois pas ?
- Quoi !?!? éructa l'intéressée en écarquillant les yeux d'incompréhension. Tu insinues que c'est moi qui ai poussé ce type à me sauter dessus !?
- Dans un sens, oui. Ecoute, Laly, hier, quand cet homme est entré dans l'agence, tu lui as littéralement sauté dessus parce qu'il te plaisait. Pendant toute la durée de votre entretien, tu n'as pas arrêté de l'aguicher. Peut-être inconsciemment … s'empressa t-elle de tempérer devant la mine outrée de Laly. Et quand il est parti, tu as absolument insisté pour faire la visite avec lui, me refilant le rendez-vous que tu avais déjà à la même heure. Et puis regarde comment tu t'es habillée pour une simple visite de maison, on dirait que tu sors de boîte de nuit. Comment voulais-tu que ce gars réagisse face à ton comportement ?
- Vas y, trouve lui des excuses pendant que tu y es ! Dis que c'est de ma faute si ce type est un obsédé ! s'emporta Laly en se levant à nouveau sous l'effet de la colère.
- Je n'ai pas dit ça ! Ce que ce type t'a fait est ignoble et tu as tout à fait raison d'être furieuse. Mais tu dois bien reconnaître que tu as un peu dépassé les limites ...
- Pfff ! De toute façon, j'ai toujours tort avec toi, ce n'est pas la peine de discuter. Moi qui pensais que tu étais ma meilleure amie et que tu me soutiendrais ...
- Laly, tu exagères ! J'essaye juste de te faire comprendre que c'est toujours pareil avec toi, tu agis sans te rendre compte de la portée de tes actes. Cette fois-ci, ça s'est bien terminé et c'est heureux. Mais si tu ne veux pas que ça se reproduise, tu dois ...
- Non, ce n'est pas la peine, j'en ai assez entendu, l'interrompit Laly avec un geste de très mauvaise humeur. Cette journée a assez mal commencé, on va s'arrêter là avant de dire des choses qu'on pourrait regretter.
- Laly, je ne voudrais pas que tu te méprennes sur mes paroles, c’est un malentendu et je ...
La sonnerie du téléphone interrompit à propos la dispute qui menaçait de s'envenimer sérieusement.
- Oui ! aboya Laly dans le combiné.
- Euh, madame Poleï ? hasarda une petite voix après un temps d'hésitation.
- Oui, c'est moi, confirma la jeune femme d'un ton toujours aussi peu aimable, tournant ostensiblement le dos à Johanna qui s'était levée elle aussi.
- Ici la crèche « Les Petits Loups ». Diego est introuvable ...

 

See You Soon …